Dans le cadre d'une conférence de presse donnée par le Musée québécois de culture populaire sur sa nouvelle exposition, je me suis rendu au musée et j'y ai constaté à quel point, ce n'était pas un musée comme les autres...
Tout d'abord la conférence de presse à la base de ma visite!

"mais le chemin s'amenuise l'espace s'enclôt"
L'exposition intitulée Et l'homme reste de glace nous présente une œuvre coproduite par le sculpteur Gérard Pautel et le poète André Barette, tous deux trifluviens. Cette œuvre d'une subtilité à peine camouflée a pour objectif de conscientiser la population aux problèmes environnementaux. De très bon goût et avec une légère touche d'humour, l'œuvre nous transporte, le temps d'un passage en Antarctique, dans une métaphore poétique qui marie habilement l'humain et l'empereur.
Rousseau s'expose, une génération qu'on a fait taire...
L'œuvre exposée au deuxième étage du musée est celle de Stéphane Rousseau, qui ma foi, a du talent! L'acteur-humoriste-et depuis quelque temps déjà-peintre s'expose grâce à une composition de tableaux fort intéressants. Je vous en cède ma vision de la chose, celle-ci n'engage en rien, ni M. Rousseau et sa famille, ni le musée.
J'y ai vu le cri d'une génération qu'on a fait taire, sous le poids de l'industrialisme triomphant des baby-boomers. Toute cette génération X qui n'a pu s'exprimer sur la scène nationale puisque, la place était prise, et ce de main de fer. N'y voyez pas là une critique sociale de ma part, quoique... Il ne s'agit que d'une constatation bien personnelle ne relevant que des observations d'un kid de 24 ans. Quoiqu'il en soit, cette œuvre m'a fait réagir, elle m'a ému et m'a fait réfléchir. J'ai eu l'impression d'être devant un cerveau bouillonnant d'idées nouvelles pour la société, mais qui, pour des raisons qui resteront obscures encore quelques années, n'ont jamais trouvées écho au sein de la société. Une génération X perdue dans le delta puissant des Enfants de la guerre, qui ont construit une société dans laquelle la place pour de nouvelles voix n'était peut-être pas tout à fait la bienvenue... Une œuvre magnifique!
Québec en crime...le constat d'infraction
Quand on se compare, on se console. C'est ce que dit le proverbe, toutefois, je dois vous avouer que j'ai été soufflé de voir cette réunion de crimes odieux commis en territoire québécois. Bon bien sûr, on y discute aussi de la crise d'octobre et des mesures de guerre, un crime qui se situe d'un côté ou de l'autre d'une fibre patriotique. Mais au-delà de cet épisode national, on y retrouve de "vrais crimes" qui défient l'entendement d'une société ouverte et établie. On se rend rapidement compte que si Rome n'a pas été construite en un jour, le Québec à également eu sa part de difficultés et d'atrocités au fil de son ascension. Une exposition brillamment pensée qui s'adresse à tous, avec un léger avertissement pour les enfants tout de même...
Méchant moineau, quand l'Art est au service de la Langue!
Un défi à relever pour l'artiste Michel Houde que de mettre en image les parlures d'ici. Prenez un peu le temps d'imaginer ce à quoi pourrait ressembler la version artistique de Qui va à la chasse, perd sa place... C'est ce à quoi s'est attardé M. Houde, avec une réussite déconcertante qui fait sourire, et souvent réfléchir. Toute une partie de l'exposition est dédiée à la maladie de l'Alzheimer qui vous touchera, que vous ayez ou non été en contact avec cette maladie qui affecte beaucoup trop de gens. Laissez place à votre imagination, ouvrez-vous l'esprit et répondez à la demande de l'artiste, soit de donner un nom à une de ses œuvres, un beau jeu d'esprit qui vous suivra même après votre visite!
Et j'en passe, et j'en passe...
Le Musée québécois de culture populaire c'est tout ça et plus encore. Vous pourrez également voir les expositions La promeneuse d'oiseaux et cie, Mémoire populaire de Trois-Rivières, La pédale au fond; l'exposition permanente Réserve ouverte, L'heure est graff sur les murs extérieurs du musée jusqu'au 7 septembre et pour les audacieux, demandez la sentence d'une nuit et passez cette dernière dans la Vieille prison de Trois-Rivières, une expérience unique.
Oui, le Musée québécois de culture populaire est un endroit magnifique, qui gagne à être visité plus d'une fois. J'y ai déjà fait trois visites cet été, j'y retournerai cet automne pour la nouvelle exposition pour enfants et je ne cesserai de vendre les mérites de cet endroit, qui sait parfaitement décrire l'état de la situation québécoise, pour peu qu'on s'y attarde...
















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